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Pavés de la mémoire et nomination de rue : Louise-Marie Danhaive 18 mars 2025

J'ai interpellé le Collège lors de la séance du conseil communal du 18 mars 2025 au sujet de l'installation d’un pavé de la mémoire en hommage à Louise-Marie Danhaive et de la dénomination d’une rue en son honneur.

Voici le texte dans son entièreté.

Madame la Bourgmestre,
Mesdames et Messieurs les Échevins,
Chères et chers collègues,

Le 12 mars dernier, lors d’une conférence organisée à la Maison de la Poésie de Namur par la régionale Namur-Luxembourg de la CNPPA (Confédération Nationale des Prisonniers Politiques 40-45 et Ayants Droit de Belgique), nous avons eu l’occasion d’évoquer le parcours remarquable de Louise-Marie Danhaive, résistante, journaliste et autrice namuroise.

Lors de cet événement, nous avons également appris que la CNPPA nationale avait sollicité sa régionale Namur-Luxembourg afin de collaborer avec cinq communes de la province de Namur (Beauraing, Namur, Cerfontaine, Gesves et Sambreville) à l’occasion du 80ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette initiative vise à installer, dans ces cinq communes, des « pavés de la mémoire » devant les habitations des personnes ayant participé à la Résistance ou ayant été déportées ou emprisonnées durant la guerre.

Les Stolpersteine, ou « pierres d’achoppement », ont été créées par l’artiste allemand GunterDemnig. À ce jour, plus de 70 000 pavés ont été posés en Allemagne et dans de nombreux pays européens ayant subi l’occupation nazie. Ces pavés rendent hommage aux victimes du IIIᵉ Reich en mentionnant leur nom, leur date de naissance, la date et le lieu de leur arrestation et de leur déportation, ainsi que leur destin tragique.

À Namur, il a été décidé de commémorer la mémoire du résistant Albert Marchal de Bouge. Toutefois, une suggestion a été émise pour honorer également Madame Louise-Marie Danhaive par la pose d’un tel pavé, afin de respecter un équilibre de genre et honorer également la mémoire d’une jeune femme engagée dans la résistance à l’âge de 17 ans, sachant combien les femmes qui ont joué un rôle pendant la guerre ont été complètement  invisibilisées, soit parce que cachée derrière le nom de leur époux ou simplement parce que les documents n’étaient complétés que dans le genre masculin, Ernestine devenant Ernest.

Ma question est donc la suivante : la Ville de Namur entend-elle répondre favorablement à cette demande et, si oui, selon quelles modalités ?

Par ailleurs, la régionale Namur-Luxembourg de la CNPPA a également formulé une seconde demande : celle de dénommer une rue en l’honneur de Louise-Marie Danhaive, dans le cadre des nouveaux aménagements urbains à Bouge.

La Ville envisage-t-elle de donner une suite favorable à cette requête afin de préserver la mémoire de cette grande figure namuroise ?

Dans un contexte où les extrêmes droites progressent en Europe et dans le monde, il est impératif de préserver et de transmettre notre mémoire historique. Honorer celles et ceux qui ont résisté pour la liberté, la démocratie et la tolérance est un devoir qui nous incombe plus que jamais.

Je vous remercie pour vos réponses.

Éliane Tillieux

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